Stephane Kieffer

Mise en lumière d’un talent : Lumière de l’Atelier

Posted on 3 septembre 2012

Journaliste de profession, Stéphane Kiefer est en fait un créateur passionné et passionnant de lumières. Depuis trois ans, dans son atelier sous sa maison, il passe des heures en soirée pour assembler des bouts de vieilles machines oubliées, des phares de voitures, des lampes de mineurs et bien d’autres curiosités, pour en faire de véritables merveilles.

Sa passion

C’est un récupérateur dans l’âme: chaque meuble, panneau et pièce chez lui a une histoire – la rue, le boncoin.fr, ou les vide-greniers, rien n’est neuf, sauf peut-être l’électronique. Sa passion pour les lampes est née récemment en récupérant le phare de voiture d’un copain, qu’il décida de transformer en lampe…. et depuis, il en fabrique des dizaines par an.

Il connaît l’histoire de presque chaque pièce qui compose ses lampes: de la fraiseuse de dentiste au moteur. Une sorte de devoir de mémoire qui enrichit chacune de ses créations lorsqu’il la transmet.

Sa technique

Stéphane s’est formé sur le tas avec une louche de curiosité et une pincée d’aide d’amis. Il dit « je n’aime pas bricoler », mais j’ai du mal à le croire! En trois ans, il a développé son style, qui est en fait sa signature aujourd’hui. Je reconnais une de ses lampe de loin. Il se distingue de la pléthore de créateurs de lampes qui transforment passoires et autres ustensiles de cuisine. Les lampes qui sortent de Lumière d’Atelier intègrent notamment d’élégantes courbes et abat-jour métalliques recomposés.

Il a peu recours à la soudure. Il préfère les boulons et travailler manuellement. Il suffit de comprendre comment il cintre ses tubes avec un étau manuellement sans chauffer le métal: c’est un puriste! Cela prend prend plus longtemps. Il faut parfois jusqu’à deux nuits pour cintrer un seul cou de lampe; mais il évite ainsi d’altérer la couleur du métal.

La récup et les déchets

A mon grand étonnement, la rue n’est pas son principal fournisseur de trouvailles métalliques. Les ferrailleurs sont à l’affût et plus rapides dans cette chasse au trésor, le prix du métal ayant grimpé ces dernières années.

L'atelier de Stéphane Kieffer

Il achète donc la majorité des pièces, notamment auprès des ferrailleurs qu’il croise. Ses amis mécanos lui mettent aussi des pièces atypiques de côté. Il en déniche aussi dans les labos de chimie ou les ateliers de couture. Côté vide-greniers, les collectionneurs font grimper les prix : mais qui peut donc collectionner des lampe de mineurs ou encore de lampes anciennes de voitures qui peuvent valoir plusieurs centaines d’euros pièce!?

Loin d’être des objets pour BoBos, ses lampes plaisent souvent dans les quartiers des nostalgiques qui reconnaissent une pièce: une infirmière à la retraite qui reconnaît un pulvérisateur ou un homme qui reconnaît la cafetière de sa mère.

Son coup de coeur

Dans son salon, il y a de nombreuses lampes qu’il ne vendra jamais. De vraies beautés.

Son coup de cœur porte sur cette sélection, mais son regard se tourne vers une petite lampe à double éclairage composée d’un aimant et un moteur, et son abat-jour fait main – en photo à droite.

Son rêve

Se consacrer à temps plein à la création de lampes… et je lui souhaite de réaliser ce rêve!

 

 

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