rosa tapioca teintures

French Forward Fashion : portrait de Rosa Tapioca et ses teintures végétales

Posted on 25 octobre 2012

Forward Fashion désigne les créateurs de la mode éthique: une mode créée dans le respect des personnes, l’environnement, sans faire de concessions de style ni de qualité. Rosa Tapioca est un exemple français à découvrir pour de multiples raisons.

Définition de Mint

De la création à la fabrication Made in France

Aurélia Wolff, la styliste, crée de la qualité en y tissant du sens. Les pièces sont créées pour vivre, durer et ne pas se démoder. Elles sont fabriquées en France à partir des textiles de fins de série de qualité. Les matières sont également achetées auprès de fabricants français, dont les pratiques sont respectueuses de l’environnement (recyclage des eaux usées, normes de teintures ou encore fibres recyclées ou biologiques…). Et il s’agit essentiellement de fibres textiles d’origine naturelle.

Les clients de Rosa tapioca connaissent la démarche cohérente, donc ils ont naturellement suivi la dernière en date.

Tenter l’aventure de la teinture végétale

La rencontre de Mathieu Sandana et d’Aurélia permet d’entamer une aventure collaborative à divers points de vue. Mathieu, ingénieur textile, lui propose de réaliser son projet de stage – créer une machine à teinture végétale – pour Rosa tapioca. La démarche est tout en cohérence pour créer LA machine écologique de teinture végétale:

  • créée dans un FabLab – celui de Cergy, la FacLab – un atelier collaboratif et gratuit qui permet de créer ce que votre imagination souhaite et avec les outils du lieu
  • optimisée pour fonctionner avec des déchets organiques récupérés grâce à la collaboration des commerçants
  • le tout financé par un appel à financement participatif sur KissKissBankBank, auquel je suis fière d’avoir contribué

Le récupère-couleurs: fabrication d’une machine de teinture écologique et opensource from Mathieu SANDANA on Vimeo.

La machine fut créée au mois d’août 2012 et est reproductible par toute personne qui le souhaite. En effet, l’une des conditions pour avoir accès à un FabLab est de mettre les plans de sa création en libre accès.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Des peaux d’avocats du restaurant mexicain voisin, au marc de café du bar du coin, en passant par les fanes de carottes du marché et les fleurs invendues du fleuriste, Aurélia et Mathieu expérimentent et obtiennent des couleurs douces tout en valorisant les déchets organiques.

Même les relations avec les commerçants du quartier se transforment

L’implication des commerçants dans le projet permet de tisser une forme de collaboration. Chacun est intrigué que leurs déchets peuvent servir, et surpris par les premiers résultats. Faites avec des pièces blanches vintage, voilà la première palette à couleurs.

La suite pour Aurélia:

Des petites séries et pièces uniques verront rapidement le jour. La production en plus grande quantité sera difficile, car la teinture végétale à partir de déchets organiques nécessite une logistique, et est aussi pénalisée par des a priori négatifs: ce sont des « déchets », les teintures ne tiendraient pas, la palette de couleur serait fade.

Me concernant, j’adore la palette de couleurs et Rosa me confirme que les couleurs tiennent, et valoriser les déchets est un argument de vente qui marche avec moi. toute sa démarche est un argument en sa faveur!

La suite pour Mathieu Sandana:

Il y a une demande et il a une passion, d’où l’idée de créer une structure pour proposer une offre de service de teinture. En attendant, suivez le Dye Lab ici.

Si Mathieu et Aurélia détiennent les secrets de leurs recettes et leur savoir-faire qu’ils développent au fur et à mesure de leurs expérimentations, ils les partagent aussi lors d’ateliers. Et il y aura peut-être une surprise  le 24 novembre à Mutinerie dans le cadre de l’Événement Réparons et Re-Parons Noël.