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Faire une chambre récup, saine et durable

Posted on 10 février 2013

Avec l’aide et les talents bricoleurs de mon meilleur ami, j’ai transformé ma chambre à coucher en travaillant avec des matières de récup de qualité, des produits naturels et des produits durables.

Mon idée était de faire cette chambre en m’inspirant des coloris d’une affiche de Max Ernst de 1970 que je tiens de ma belle-mère.

Il fallait d’abord enlever la cheminée car elle occupait un mur et ne me permettait pas de mettre un grand lit dans la chambre.

Pour reboucher le trou, la plaque de placo était en récup trouvée dans la rue et il a fallut 2h A/R en bus pour payer 1 euro pour acheter la brique creuse.

Le rangement sur mesure

Il a fallu adapter les coffres des placards Ikea à mes murs dépourvus d’angles droits. Une partie des placards m’a été donnée et une autre partie achetée sur le Bon Coin. Les rails pour les portes coulissantes ont été commandés en ligne auprès d’un fabriquant. Ensuite, nous avons construit les cadres avec des tasseaux en pin.  Pour couvrir les cadres, j’ai agrafé un toile de jute blanc sur deux des panneaux et un textile aux couleurs de l’affiche Max Ernst.

Etagères en récup et peinture naturelle

Dans une alcôve sans angles droits, j’ai fait des étagères sur mesure avec des planches en bois trouvées dans la rue. Avec la raboteuse, nous avons enlevé la peinture bleuâtre. Pour couper chaque étagère, nous avons rusé en découpant des patrons en carton. J’ai décidé de peindre les étagères en rouge cerise en fabricant moi-même ma peinture.

Prochaine étape : le parquet

J’ai utilisé une ponceuse électrique à main pour lisser mon parquet vieux d’un siècle. Pour le nourrir et le traiter, j’utilise juste de l’huile de lin, ce qui lui donne une teinte chaude que j’aime beaucoup. (NB: L’odeur du lin reste pendant quelques semaines, mais elle ne me dérange pas).

Le choix du matelas

Pour bien dormir, le matelas est clé. Vu que mes achats visent à favoriser les artisans, le local et le durable, j’ai investi il y a trois ans dans un matelas fait par un artisan de l’Etablissement Le Briand, rue de l’ameublement dans le 11e à Paris.

Leurs matelas et sommiers faits main ne contiennent aucun agent chimique. Il n’y a que de la pure laine vierge, l’étoupe de lin, du coutil pur coton, du bois massif, du crin animal, et de la corde de chanvre. Les matelas « modernes » contiennent eux des matières plastiques, silicones, et nombreux traitement chimiques (feu, acariens, etc.).

Mon matelas durera 60 ans et est 100% compostable ce qui évite le problème important des matelas en fin de vie (5 millions de matelas sont enfouis chaque année en France). Pour entretenir le matelas, il faut le retourner toutes les deux semaine. Tous les 10 à 12 ans, il est conseillé de faire une réfection pour réparer la toile et retravailler le rembourrage, si besoin.

Le plus: le patron de l’Etablissement est venu me livrer mon matelas et sommier avec son camion Peugeot 1961 qu’il a rénové lui-même. Une beauté!

La fin

Depuis le 1er février je dors dans ma chambre : la tête au nord, dans une chambre à 17°, mes affaires cachées derrière les portes coulissantes…et ça fait du bien. Le couvre-lit est fait de récup aussi: fait à partir de vieux saris par des femmes au Bangladesh. Le revenu des ventes va directement au Kajoli Kantha Project : pour ces femmes et leur communauté.

Matériaux:

  • brique : un euro
  • plaque de placo : récup
  • rails coulissants : 110 euros
  • tasseaux pour portes coulissantes : 20 euros
  • agrafeuse et agrafes : 25 euros
  • textile : 40 euros
  • électricité: 60 euros
  • enduit, plâtre et peinture : 60 euros
  • matelas (600 euros) et sommier (500 euros)
  • huile de lin : 0 euros – j’ai acheté un bidon de 5l il y a  ans et j’en ai encore.

Les meubles:

Les déchets:

  • les bouts de textile serviront à des créations dans le futur
  • les bouts de bois des découpes des étagères ont servi à créer mon nouveau lombricomposteur.
  • et les 8 sacs de gravats sont partis à la déchetterie.