Tired tires flipped into flipflops!

Did you know that European tires are not worn out enough to be used to make shoes? That’s why 5 mountain nuts (Babsurf) started working with a village in Bali to transform olf motorbike tires into flipflops. And to my utmost surprise, they are so comfortable!

Saviez-vous que nos pneus européens ne sont pas assez usés et donc trop lourds pour être utilisés dans la fabrication de chaussures? C’est pour ça que 5 fadas de la montagne (Babsurf) travaillent avec un village au Bali pour fabriquer leurs tongs en récup. Et ils sont confortables à souhait! Continue Reading →

Pour penser avec les enfants

Pour Penser à l’Endroit est une maison d’édition à découvrir! Une démarche bien à elle sur le fond comme la forme, de près comme de loin.

.

La maison d’édition fut créée en 2002 par un désir de transmettre du sens.

Aline de Pétigny écrit pour les enfants depuis le milieu des années 80. Editée notamment chez Fleurus ou Hemma, avec une trentaine de titres à son actif, elle décide en 1999 d’éditer elle-même un livre qui lui tient à cœur mais qu’elle ne parvient à publier : « La princesse et la bergère », un conte sur la notion de bonheur, la différence entre être et avoir, l’écoute et l’attention à l’autre.

Le premier mille se vend en quelques mois et Aline, qui aime écouter son intuition, en publie un second, « Tout est possible », l’histoire d’une petite fille qui apprend à devenir une fée. Un prétexte pour aborder l’importance du souhait, de l’intention première.

En 2002, Aline crée avec son joyeux frère, Albert sortant d’une dizaine d’années passées dans le tourbillon de la «nouvelle économie », la Maison d’Edition Pour Penser.

.

Leur parti pris éditorial

« Nous avons pris la voie du questionnement par pure intuition, et nous ne le regrettons pas ! ». Une diversité d’auteurs et de dessinateurs s’offre aux lecteurs avec une originalité et des messages que l’on trouve rarement ailleurs. Un voyage riche qui va au-delà du simple histoire pour enfant.

Seul point commun entre toute cette diversité de livres: la choix de la forme – pour un moindre impact.

Les livres qui parlent d’écologie, de moralité, alors qu’ils sont imprimés en grand format très loin sans aucun questionnement sur son impact, c’est incohérent, n’est-ce pas?

.

Small is beautiful!

Depuis ses débuts, Pour Penser a sa démarche pour limiter son impact:

  • Ses livres sont conçus pour avoir une faible empreinte écologique ce qui explique leur petite taille et leur couverture souple (pas de cartonnage, poids réduit),
  • Aucun livre ne va au pilon, car les tirages son faits en fonction des ventes attendues et non de la mise en place (ce n’est pas du tout la norme dans ce secteur: « En France, journalistes et spécialistes considèrent qu’entre 100 et 110 millions de livres sont détruits tous les ans. Si l’on en croit ces chiffres, l’augmentation des livres pilonnés est exponentielle car en 1982, 20 millions de livres étaient détruits » (source: Jeune Journaliste).

  • Pour Penser imprime sur papiers labellisés ou recyclés, les encres sont sur bases végétales (mais il est impossible pour eux de savoir s’il y a des OGM ou non dans ces encres),
  • Cette maison travaille avec des imprimeurs imprim’vert certifiés ou en cours de certification ISO 14001 et proches des lieux de stockage ou de livraison (-200km).
  • Pour optimiser les tirages, les espaces libres sont utilisés pour faire des marques-pages, partager des informations, etc.
  • Les premières feuilles imprimées présentant quelques défauts (appelées feuilles de passes ou macules) sont proposées à des créatrices, utilisées pour faire des pochettes, comme papier cadeau, et sinon en dernier recours recyclées.

Albert de Pétigny écrit « plus nous ouvrons nos yeux, plus nous nous rendons compte du travail qu’il y a encore à faire autour d’une réflexion sur l’empreinte environnementale et sociale de notre métier d’éditeur de livres et de jeux. » (source).

.

Le Collectif des éditeurs écolo-compatibles

C’est pourquoi il a lancé avec des confrères en mars 2010 le collectif « Les éditeurs écolo compatibles ».

« L’idée n’est pas de s’auto-proclamer “éditeurs 100% éco-responsables, et sans reproches”, mais de se regrouper afin :

  • d’échanger sur nos pratiques,
  • de proposer au public des approches conceptuelles et pratiques de l’écologie, de l’environnement, d’une autre économie et d’un autre modèle de société, novatrices et indépendantes des lobbies économiques ou financiers,
  • d’apporter des regards d’entrepreneurs indépendants sur un monde de l’édition dominé par des groupes financiers,
  • de proposer des pistes de réflexion et d’action à des confrères et consœurs peut-être moins plongés dans les questions environnementales et sociales que nous pouvons l’être nous-mêmes de par nos choix éditoriaux.

Nous souhaitons par ailleurs amener les lecteurs à prendre conscience qu’en achetant un livre, ils soutiennent un auteur et une maison d’édition. En cela, ils contribuent à la préservation de la biodiversité culturelle face au rouleau compresseur de la globalisation. Alors que les règles élémentaires du marketing et de la publicité prônent l’achat d’impulsion, nous souhaitons inciter les lecteurs à se poser trois questions simples lorsqu’ils achètent un livre :

  • pourquoi ai-je ce livre entre les mains ?
  • d’où vient ce livre ?
  • que va m’apporter ce livre ? »

.

Il ne vous reste plus qu’à découvrir leurs livres et les faire partager!

Article publié en premier lieu sur Sens & Utilité en Vrac, mon blog sur l’Express. J’y blogue à titre gratuit

Avis sur les agrapheuses sans agraphes

Le problème avec les produits « verts » c’est que nous n’avons pas assez d’avis d’utilisateurs pour nous aider à savoir si c’est une avancée ou non. Voici ma petite contribution à propos des agrafeuses sans agrafes qui nous permettent d’éviter l’utilisation d’agrafes en

A gauche:
Design: attractif
Durabilité: Cassée après quelques utilisations et impossible de la réparer (dixit la personne à qui je l’avais offerte).
Nombre de feuilles agrafées : 3 ou 4 max

A droite:
Design: pas très sexy, ceci dit ce n’est qu’une agrafeuse.
Durabilité: costaud à condition de ne pas agrafer beaucoup de feuilles
Nombre de feuilles agrafées : 4 feuilles max (mais on a du mal à agrafer 2 feuilles ensemble)

Conclusion: celle de droite devient vite un déchet plastique – tout le contraire d’une démarche DD. Celle de droite est plus résistante, mais c’est décevant de ne pas pouvoir agrafer plus de feuilles. Ceci dit, selon les avis des consommateurs sur Tout Allant Vert, elle est pratique pour les entreprises qui ont besoin d’agrafer des factures, par exemple.

Conclusion personnelle: mieux vaut utiliser des trombones qu’on peut réutiliser à vie.

Photo droite : Tout Allant Vert