Not Made in China
Photo: Ripe Green Ideas
Photo: Ripe Green Ideas
Merci à Agnès qui déniche bénévolement les bonnes émissions télé et radio et qui nous en fait part sur EcoloInfo – Les Ondes Vertes chaque samedi. J’en profite pour attirer votre attention sur le documentaire de ce mardi sur Arte (texte d’Agnès):
Mardi 21 septembre
20h45 - Thema : Planète verte ? ![]()
Quand Obama se met au vert (20h50)
Le “New Deal” vert va-t-il faire des États-Unis, premier pays pollueur de la planète, une nation d’écolos ? Enquête.
Dès son arrivée à la Maison-Blanche, en novembre 2008, Barack Obama met en place le Green New Deal, un colossal plan de relance verte. Les ventes de voitures hybrides décollent, les éoliennes et les panneaux solaires fleurissent dans tout le pays. L’Amérique, plus gros consommateur mondial d’énergie et premier pollueur de la planète, est-elle entrée dans une nouvelle ère ? Si la crise brutale de 2008 et l’arrivée au pouvoir d’Obama ont vraiment donné un coup d’accélérateur, cette prise de conscience ne date pas d’hier. Dès 1997, au lendemain du sommet de Kyoto (que l’administration Bush refusera toujours de ratifier), de nombreux gouverneurs ont pris des mesures au niveau de leur État. Désormais, des groupes influents, allant des démocrates aux militaires, ont adopté la devise : sauvons la planète, puisque c’est rentable ! Avec la future loi sur le climat, la partie va se jouer aussi au Congrès, où les puissants lobbies du charbon et du pétrole mènent déjà bataille. Mais la “révolution verte” a un objectif clair : conserver à l’Amérique le leadership mondial, notamment face à la Chine.
Nucléaire : la fin du tabou ? (21h30)
Faut-il croire l’industrie nucléaire quand elle se dit verte ? État des lieux.
À l’heure où Nicolas Sarkozy prétend répandre le nucléaire civil dans les pays du Sud, et où l’Italie, la Suède, l’Angleterre ou la République tchèque misent à nouveau sur le fissile pour pallier au déclin des énergies fossiles, peut-on parler pour autant d’une énergie “propre” ? Quels sont les risques ? Comment retraiter les déchets et quid de la bataille pour les énergies renouvelables ? Sans essayer de trancher, ce document tente d’ouvrir le débat à partir d’un état des lieux.
Débat : Planète verte ? (22h15)
Avec Patrick Devedjian, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, Ministre auprès du premier Ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance et Hermann Scheer, membre du Bundestag et depuis 1988 président d’honneur de l’union européenne pour l’énergie solaire EUROSOLAR.
Le dessous des cartes : Une histoire de charbon (22h45)
Formé à l’ère primaire, le charbon est le symbole de la puissance industrielle et des luttes syndicales au XIXème siècle. Il est aussi la 1ère étape de la construction de l’Europe, avec la CECA. Détrôné par le pétrole au milieu du XXème siècle, il est très demandé aujourd’hui.
IMPROBABLE ABKHAZIE, de Léon Colm
« Voici le récit d’un non-lieu, d’un non-état ou plutôt l’histoire d’un état possible. Un état nommé Abkhazie, qui selon la loi internationale n’existe pas, qui n’est pas reconnu par la communauté internationale mais qui pour l’heure est bien là, logé à l’intérieur des frontières de la Géorgie. Construit à partir de rencontres et d’expériences glanées au cours de dix voyages dans un pays ruiné par une guerre de sécession oubliée, le texte est à la fois un essai personnel et une narration qui nous mène sur les rives de la Mer noire à l’intérieur des frontières de la Géorgie. Introuvable sur une carte, non reconnu, l’Abkhazie n’existe pas. Pourtant, l’état est bien là, doté d’un Parlement et d’un Président. République autoproclamée à l’intérieur de la République de la Géorgie, terre montagneuse du Haut Caucase à l’extrémité orientale de la mer Noire, l’Abkhazie vit une histoire que l’on ne raconte pas. L’état séparatiste est vu par tous comme un objet-obstacle pour la stabilité de la Géorgie et pas comme un sujet en soi ; c’est au mieux une structure criminelle, au pire un no man’ s land. Le texte se structure autour de vingt épisodes de la vie ordinaire dans ce pays imaginé ».
En parlant des politiques environnementales que peut engager Obama pendant ses 100 premiers jours au pouvoir, Shirley Ann Jackson propose notamment les points suivants :
Lu dans SciAmEarth3, Obama’s first 100 days, de Shirley Ann Jackson
L’essor du « marché de l’économie«
Certes nous vivons une crise sans précédent sur le « marché de la consommation »; mais nous sommes aussi les témoins de l’essor d’un « marché de l’économie » inexploité. Ce dernier est un vivier d’emplois et de revenus pour les entreprises qui vont s’y positionner . Il y a pénurie de services et de produits permettant de rationaliser et réduire la consommation des entreprises et des particuliers.
Sur ce, mon interlocuteur commence à me parler de Schneider et du projet HOME pour l’accompagnement des entreprises dans la réduction de leur consommation d’énergie. Et cette branche se porte bien : « »marché de l’économie », dites-vous?…concept intéressant! ».
C’est un vrai régal de pouvoir mettre des mots sur un phénomène qui prend de l’ampleur au jour le jour: l’essor du « marché de l’économie ». Ses principes et ses contraintes sont radicalement différents de ceux qui gouvernent le marché de la consommation. Une fois que les entreprises le percevront et réaliseront qu’elles ont déjà parfois un pied sur ce marché, on pourra progresser à grande allure. (c’est déjà le cas pour ceux qui l’ont compris…Telsa, SmartGrid, les architectes de maisons/immeubles positives et passives, etc.).
La priorité à l’innovation verte
Il me dit que la crise va freiner le développement de l’innovation verte. Et moi je rappelle que les chercheurs qui travaille dans le domaine de « l’économie de la connaissance » soulignent que les innovations les plus significatives sont souvent produites en temps de crise parce que les entreprises se recentrent sur l’essentiel.
Je ne pense pas me tromper en disant que l’essentiel en ce moment c’est de lancer l’innovation verte et d’y participer. Mais pour le faire il faut accepter de développer de nouveaux produits et services (ou des produits et services renouvelés) qui s’intègrent dans un « marché de l’économie ». Il faut re-penser son entreprise.
Encore un « re » à rajouter à la liste – « réduire, réutiliser, recycler », réparer, réinventer, renouveler, revaloriser, repenser, etc.
J’ai l’impression de l’avoir contaminé avec mon virus vert-optimiste pendant ces deux heures vu qu’il m’a donné sa carte et m’a dit très sérieusement d’envoyer mon CV au président du groupe.
I think I have a green virus and I’m contagious...